Tout ce qui a rapport à la Seconde Guerre Mondiale me passione donc y'aura quelques articles de temps en temps.....
"Death by hanging" : mort par pendaison pour 12 accusés reconnus coupables de crimes contre l'humanité. Trois condamnations à la prison à vie, quatre peines de 10 à 20 ans de réclusion et trois acquittements. Le 1° octobre 1946, les dignitaires nazis défilent un à un dans le box et écoutent le verdict énoncé par lord Lawrence, président du tribunal militaire international de Nuremberg (Allemagne). La ville, haut lieu du nazisme, a été choisie pour sa portée symbolique. A l'ouverture du procès, en 1945, le procureur américain déclare : "la véritable partie plaignante à cette barre, c'est la civilisation."
"Pas un mot sur Hitler", ordonne Hermann Goering
Sur 24 chef nazis inculpés, 21 sont présents à l'audience. L'un s'est suicidé en prison, un autre a été dispensé du procès pour raisons médicales, un troisième, jugé en son absence, reste introuvable. Le NSDAP (parti nazi), la Gestapo, les SS et le SD (Service de sécurité de la SS) sont jugés en tant qu'"organisations criminelles". Le procès de Nuremberg a deux objectifs principaux : "dénazifier" l'Allemagne et réhabiliter la justice bafouée par le III° Reich. Les accusés, représentés par des avocats, palident non coupable, invoquant l'absence de responsabilité personnelle, le devoir d'obéissance ou le serment de fidélité au III° Reich. L'acte d'accusation basé sur quatre chefs d'inculpation (plan concerté et complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité) compte 25000 mots. Très vite, Hermann Goering, considéré comme le n°2 du Reich, regroupe autour de lui les autres accusés. Ils se retrouvent tous les jours à la cantine. Son ordre : "Pas un mot sur Hitler !" Dans ses mémoires, Mehr als Leben (Plus d'une vie), publiées en Allemagne en 2003, Richard W. Sonnenfeldt, un traducteur du procès, écrit : "Ces hommes n'avaient pas de conscience. Ils ont tout accepté de Hitler et sont devenus aveugles." Après la diffusion d'un document sur les camps de concentration, basé sur des reportages de correspondants de guerre alliés, Goering déclare n'avoir rien su de ces "faits horribles". Sonnenfeldt, lui, se souvient du personnage, "masque parfait du mal".
"L'accusé écoute la sentence et disparaît"
La lecture des 250 pasges du jugement débute le 30 septembre et se termine le 1° octobre à 14h55. "C'est un drame rapide auquel on va assister, fait d'une succession de brefs tableaux coupés chaque fois par un entracte de deux minutes. 18 fois, la scène va se répéter presque selon le même scénario. L'accusé entre, met son casque, écoute la sentence et disparaît. Au suivant", écrit un journaliste dans Le Monde du 3 octobre. Le 16 octobre, 10 condamnés à mort sont pendus dans la salle de gymnastique de la prison de Spandau. Goering s'est suicidé peu avant. Les corps sont incinérés et les cendres dispersées dans une rivière.
Pris sur l'Actu, du 15 septembre 2006.....
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Le procès de Nuremberg fut intenté à 24 criminels de guerre nazis du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, pour crimes contre l'humanité (l'un des quatre chefs d'accusation), et tenu à Nuremberg en Allemagne.
La Wehrmacht était accusée de nombreux crimes de guerre. Le Tribunal militaire international de Nuremberg a été créé en exécution de l'accord signé le 8 août 1945 par le Gouvernement provisoire de la République française, les gouvernements des États-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, et de l'Union des républiques socialistes soviétiques, pour juger et punir les grands criminels de guerre des pays européens de l'Axe.
Création du Tribunal
Aux réunions de Téhéran (1943), Yalta (1945) et Potsdam (1945), les puissances alliées décident que les chefs du régime nazi devront être jugés et que le tribunal représentera les principales puissances victorieuses : URSS, États-Unis, France et Royaume-Uni. Près de 200 Allemands sont jugés à Nuremberg, et quelque 1600 autres dans d'autres tribunaux militaires.
L'Union soviétique veut que les jugements aient lieu à Berlin, toutefois Nuremberg est choisie pour plusieurs raisons :
le palais de justice était grand, peu endommagé et comportait une grande prison;
c'était le lieu de réunion annuelle du parti nazi.
Les juges, suppléants et procureurs font partie des quatre puissances :
Geoffrey Lawrence (juge britannique et président)
Norman Birkett (juge britannique suppléant), juge à la Haute Cour d'Angleterre
Francis Biddle (juge américain), attorney general des États-Unis
John Parker (juge américain suppléant), président de la Cour d'appel de Caroline du Nord
Henri Donnedieu de Vabres (juge français), professeur de droit criminel à l'Université de Paris
Robert Falco (juge français suppléant), conseiller à la Cour de Paris
Major-Général Iona Nikitchenko (juge soviétique), ancien vice-président de la Cour suprême de l'URSS
Lieutenant-colonel Alexander Volchkov (juge soviétique suppléant), de l'armée de l'URSS, professeur de droit pénal à Moscou
Le procureur américain est Robert H. Jackson, le procureur britannique est Hartley Shawcross. Au début, le procureur français était François de Menthon mais le général de Gaulle nomme Auguste Champetier de Ribes, délégué du gouvernement provisoire au procès de Nuremberg. Il y soutient l'accusation pour le compte des pays occupés à l'Ouest : la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège. Quant au procureur soviétique, c'est le Lieutenant-Général Rudenko.
Il est à noter qu'en avril 1945, la fin de la guerre approchant, les Britanniques se penchèrent sur la question de savoir si Hitler et les principaux dirigeants nazis devaient être jugés ou exécutés sans procès. Winston Churchill, Premier ministre britannique de 1940 à 1945, envisagea alors « d'exécuter Hitler sur la chaise électrique », sans procès, et d'exécuter sommairement les dirigeants nazis une fois qu'ils seraient capturés. Sous la pression des Américains et des Soviétiques, les dirigeants nazis furent finalement jugés.
Validité du tribunal
Sous le prétexte qu'on a refusé aux défenseurs le droit de se plaindre de la sélection des juges, certains estiment que le tribunal n'était pas impartial. Mais les droits de la défense n'ont en aucun cas été réduits, et il faut rappeler qu'il s'agissait d'un tribunal militaire international, le premier du genre. Tout était à inventer. Ses travaux ont permis d'ouvrir la voie vers une juridiction internationale et la création d'une Cour pénale internationale qui siège désormais à La Haye. Dans sa déclaration liminaire, Robert H. Jackson, représentant du ministère public, déclarait :
« La disparité énorme qui existe entre la situation des accusateurs et celle des accusés pourrait discréditer notre action si nous hésitions à faire preuve d'équité et de modération, même sur des points mineurs [...] Nous ne devons jamais oublier que les faits pour lesquels nous jugeons ces accusés sont ceux pour lesquels l'Histoire nous jugera demain. Leur donner une coupe empoisonnée, c'est aussi la porter à nos lèvres. Nous devons accomplir notre tâche avec détachement et intégrité intellectuelle afin que ce procès représente pour la postérité la réalisation des aspirations humaines à la justice. »
Le caractère à la fois rétroactif et ad hoc des définitions de crime de guerre et de crime contre l'humanité en constitue toutefois une faiblesse vis-à-vis des fondements du droit. Le bombardement massif de populations civiles a par exemple été exclu de leur champ en raison de sa pratique par les alliés.
Par ailleurs, les puissances victorieuses n'étaient pas exemptes de crimes commis durant la guerre (bombardement de Dresde, naufrage du Wilhelm Gustloff, etc.). Les Soviétiques cherchèrent à introduire dans l'accusation le massacre d'officiers polonais à Katyn, alors qu'il fut commis sous l'autorité de Staline. De même, les charges concernant la conspiration en vue d'envahir la Pologne était un sujet délicat à traiter, compte tenu de la signature du Pacte de non-agression entre le Troisième Reich et l'URSS en août 1939.
Procès principal
Le tribunal militaire international s'ouvre le 18 octobre 1945 à la cour suprême de Berlin. La première séance est présidée par le juge Nikitchenko. Le premier procès s'ouvre contre vingt-quatre grands criminels de guerre et six organisations criminelles : le NSDAP (parti nazi), les SS, SD, la Gestapo, les SA et le haut commandement de l'armée. Les réquisitions portent sur :
complot ou plan concerté en vue de commettre l'un des trois autres crimes
crimes contre la paix (« direction, préparation, déclenchement ou poursuite d'une guerre d'agression ou d'une guerre de violation des traités, assurances ou accords internationaux »)
crimes de guerre (« assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires »)
crimes contre l'humanité (« assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux »).
Pris sur Wikipédia...
Sur la photo ci-contre : au premier rang (de gauche à droite) : Goering, Hess, von Ribbentrop, Keitel; second rang (de gauche à droite) : Doenitz, Raeder, von Schirach, Sauckel....
PS : pour ceux que ça intéresse (comme moi^^), y'aura un documentaire sur Arte, mercredi 4 octobre à 20h40 sur ce procès....